Trois mois en Amérique du Sud

8 novembre 2017 Guayaquil

 

Mais où est-ce ? Ville absolument sans intérêt mais avec 12 heures d’attente entre deux avions, long, très long.

Bien, calculons maintenant  le temps de ce voyage.

Paris 7 novembre à 20 heures 10. Mais il faut y être 3 heures à l’avance.

Madrid, arrivée 22 heures 10, départ pour Guayaquil 23 heures 50

Guayaquil, arrivée 6 heures 10, arrivée pour Quito 15 heures 20

Quito, arrivée 16 heures 10

Combien le voyage a-t-il  duré, sachant qu’il s’agit toujours de l’heure locale dont on parle en aviation ?

bananier parque historico guayaquil basse.JPG  cacaoyer parque historico guayaquil basse.JPG

caféyier parque historico guayaquil basse.JPG

Maintenant, vous avez bien observé ces trois photos.

Question : Mais qui sont ces plantes ?

Au fait, pour vous aider, il s’agit de trois plantes très importantes d’un point de vue commercial qui ne poussent que dans les pays chauds. A Guayaquil, justement, se trouve un parc près de l’aéroport et qui présente les principales ressources agricoles d’Équateur. Je n’ai pas pu m’empêcher d’y aller.

10 novembre à Quito

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Quito est la capital de l’Équateur. C’est aussi une ville dont l’altitude oscille entre 2500 et 3200 mètres, faite de montées et de descentes, et l’oxygène y est plus rare qu’en Normandie, pourquoi ? Mais là n’est que la première question, étrangement, la monnaie actuelle est le dollars américain. Quand j’y étais venu en 1995, la monnaie s’appelait le sucre. Et pourtant le sucre à valeur sucrante se dit azucar en espagnol.

Alors, pourquoi la monnaie s’appelait-elle le sucre ?

Je peux vous aider, c’est une question d’histoire.

12 novembre à Banos

Banos, petite ville entre la cordière et l’Orienté, est célèbre depuis l’époque des Incas, pour ses eaux chaudes ferrugineuses. Je m’y suis baigné, dans ces eaux 42° tout de même.

piscine ferrugineuse basse.JPG

Alors pourquoi, en cet endroit précis,  sortent des eaux chaudes et ferrugineuses ?

Et que veut dire banos en espagnol ?

Pour t’aider, regarde la photo suivante, et pose-toi la question de savoir qui se cache derrière ces lambeaux de nuages accrochés aux 5000 mètres de ce sommet. Ce sympathique et débonnaire gros monticule s’est mis en colère en 1999 et la ville de Banos a été évacuée une année entière.

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Le nom de ce petit  monticule de laves est Tungurahua, ce qui signifie « celui qui crache le feu » en quéchua, l’ancienne langue des Incas, et non le nom d’une ligne de vêtements. Là, je suis à 2708 mètres et Banos, au fond de la vallée, à 1825 mètres. Il a fallu marcher 5500 mètres en partant de Banos, pour arriver à ce point de vue.

Quel est le pourcentage moyen de cette montée ?

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En montant, j’ai croisé cet étrange animal que l’on nomme mulet.

Qui est-il ?

15 novembre Puerto Napo

Çà y est, je suis dans l’Orienté. En fait, cela fait déjà deux jours mais les connections ne sont pas toujours accessibles ou fiables. Nous sommes donc tout au début du Rio Napo que je veux descendre jusqu’à l’Amazone. Hier, comme il y a vingt ans, nous sommes partis, épervier, épuisettes et machette chercher un petit cours d’eau pour y pêcher et trouver de petits poissons d’aquarium. Oh, pas très loin de Puerto Napo, à peine 15 km de véhicule tout terrain, une demie heure de marche le long du Rio Ansu puis une heure à travers une végétation dense qu’il fallait tailler à coup de machette.

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Aidés d’une famille d’indiens, nous avons pu  approcher ce ruisseau. Et le chef de famille lancer l’épervier.

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Nous avons pêché quelques très beaux spécimens de Bujurquina que je connaissais déjà.

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Et cet énorme Characidé certainement du genre Hemigrammus en relativement grand nombre. Sachant que nous sommes en saison sèche et qu’aucun poisson de cette espèce de plus de 2 cm  n’a été pêché, je suppose que je tiens dans ma main un adulte.

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Dans le Rio Ansu, quelques coups d’épuisettes ont permis de pêche un dizaine de Loricaridés, certainement du genre Ctenopoma.

17 novembre

Hier, nous sommes allés pêcher dans un petit ruisseau le long d’une rivière que je ne connaissais pas encore, le Rio Ajapuro. Ce n’est pas très loin de Puerto Napo, mon port d’attache dans la région. Antonio, qui est encore guide, en dépit de ses  70 printemps, amenait un couple de touristes dans un village Quéchua (non, ce n’est pas une chaine de magasins), village est un bien grand mot car une seule famille vit à cet endroit.

Mais avant, il m’avait largué, avec une famille indienne comme garde du corps (toujours la même, seul le fils a changé, il y en a d’autres d’ailleurs), au niveau d’un pont qui enjambait un petit arroyo.

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Bon, un essai de lancer d’épervier peu fructueux (Ugo ou son fils savent le lancer, eux) et de nombreuses recherches sur les berges ont permis de trouver quelques espèces aquariophiles. 3  heures de baignade plutôt agréables.

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Un sympathique Crenicichla et et joli petit Ancistrus.

Mais aussi une grande ….

grande grenouille (4) basse.JPG … grenouille.

Question : Quelles sont les différences entre une grenouille, une rainette et un crapaud ?

Mais le plus extraordinaire dans cette pêche furent ces quelques coups de machette donnés par Ugo le fils.

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ET  devinez ce qui en sortit ….

tronc à ancistrus (6) basse.JPGun, un, un ………………

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loricaridé.

Comme il se peut que je ne puisse écrire pendant plusieurs jours, une seconde question.

Tous les enfants de la  province de Téna, sont en vacances exceptionnelles car Téna, la grande ville de cette partie de l’Orienté qui a donné son nom à la province, fête les 45 ans de la fondation de la province, la ville en elle-même a été fondée en 1560. Quel âge a cette ville ? Et quand la province de Téna a-t-elle été inaugurée ?

Je vais partir vers Coca puis descendre le Rio Napo, enfin. La réalisation d’un rêve vieux de 22 ans.

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Mais avant, regardez ce que j’ai trouvé. Ne ressemble-t-il pas aux phasmes de votre classe. Les  vôtres sont pourtant originaires du Viet-Nam. Donc ce ne peut pas être la même espèce. Regardez bien, il y a une différence bien visible.  Question : Laquelle ?

19 novembre

Nous sommes à Coca, la fin de la route, le début de la descente du Rio Napo.

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Là, pas de questions pour une fois, juste quelques information culinaires. Voici les ingrédients de base du repas de l’Amazonie. La recette est simple : une soupe, enfin de l’eau chaude avec des herbes et un peu de sel. On y plonge le poulet, sans les plumes tout de même, les bananes planta (ceux sont des bananes légumes immangeables crues) et on laisse cuire une vingtaine de minutes. Bon, ce n’est vraiment pas bon mais tout est bon quand on a faim (en fait, c’est franchement infâme).

lundi 20 novembre

La descente commence tôt le matin, vers 5 heures. Le Rio Napo est beaucoup plus grand et puissant que n’importe quel fleuve européen et ce n’est que le premier grand affluent de l’Amazone.

A Coca, nous sommes à 330 mètres d’altitude, A Iquitos, nous serons à 120 mètres d’altitude. Le Rio Napo aura parcouru environ 830 km.

Question : Quelle est la pente moyenne du Rio Napo de Coca à Iquitos?

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Une des barges qui montent et descendent la partie équatorienne du Napo, il y a du pétrole 200 km en aval de Coca (qui s’appelle en fait San Francisco de Orenalla).

mardi 22 novembre

Réveil à la frontière, petit hôtel avec eau et électricité. Nuevo Rocafuerté a bien changé. Les quelques baraques le long Rio Napo se sont changées en une petite ville avec ses rues goudronnées et collège de 400 élèves.

Avant de franchir la frontière, un petit tour dans Jatancocha, la grande lagune aux portes de la réserve du Yasuni. Et là, ces hoadzins que je viens enfin de photographier (il y a 22 ans, j’avais essayé mais tout était flou). On a aussi vu une loutre (2 secondes et plouf), des dauphins roses, un groupe de petits singes (des capucins) et de nombreux perroquets.

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Mais revenons aux hoadzins, ils sont relativement faciles à voir en nombre quand il y en a. Ils volent très mal et pourtant ne sont pas chassés. Leur chair est infâme paraît-il. Même les indiens ne les chassent pas. Ils vivent dans les zones de forêts ayant toujours les pieds dans l’eau et parmi les palmiers à longues épines, infranchissables. Mais là n’est pas la particularité de ces oiseaux certainement les plus archaïques de la planète.

Question : Mais alors qu’elle est cette particularité ?

du mardi 21 au jeudi 24 novembre

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Pentoja, de l’autre côté de la frontière. Ce n’est pas la même chose. Un hôtel, quelques gargotes et son bureau de transit pour faire tamponner son passeport. Un village sans attrait mais qui apprend la patience. La pirogue rapide qui devait partir mercredi ne partira que vendredi. C’est comme ça. On peut attendre deux semaines parfois.

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Heureusement, Antonio a dégoté un pêcheur et nous partons…. Pêcher le long du rio Aquarico. Avec toute sa famille.

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Joli petit Loricariidé n’est-ce-pas.  Mais point de Cichlidés, les technique de pêche n’étant pas appropriées à leur capture (épervier puis filet dormant suivant le courant). Quant à ce poisson chien, seuls les aquariums public peuvent en maintenir. Mais le filet dormant est un joli piège à grandes quenottes.

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Mais le clou du spectacle fut ce magnifique vol de becs en ciseaux frôlant la  surface des eaux du Rio Aguarico à vive allure. Magnifique !

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Question : regardez bien la photos ci-dessus, il est question de latitude et de longitude. Mais qu’est-ce que cela veut dire ?

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Un petit clin d’œil à Nans, Ali, Shams et les autres, regardez ce que font les petits indiens à votre âge. Mais la vie à Pentoja est très difficile et ennuyeuse, il n’y a de l’électricité que de 19 à 23 heures lorsque le générateur veut bien fonctionner. Quant à cette petite indienne, elle vit sur une maison flottante et n’a pas l’électricité (donc pas de télévision, pas de jeux vidéos, dur dur n’est-ce pas).

vendredi 25 novembre

4 heures du matin, le canoé par enfin. Direction Santa Clotilde, la « grande ville » du Napo. Deux rues parallèles aux berges. Une centaine de maisons, sur pilotis en bas, en dur en haut. Heureux que je suis, cela faisait plus de vingt ans que j’en rêvais de cette descente.

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On y croise les cargos du Napo, grosses barcasses hors d’âge qui remontent et descendent la rivière en plusieurs semaines. Le temps ne compte pas.

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Mais ne croyez pas que ce soient les seules barcasses qui remontent ou redescendent le Rio Napo en transportant des marchandises.  Sur notre canoé en fer vinrent nous rejoindre, poules, canards, bananes, oranges ou essence, entre autre.

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Question : A quoi sert cette passerelle qui parait ne servir à rien ?

N’oubliez pas que nous sommes en saison sèche. En fait, il ne pleut qu’une ou deux fois par jour en ce moment.

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Sainte Clotilde, enfin !!!!!!!!!!

 

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Tout l’équipe réunie : les deux sœurs, Etna et Diana, Antonio mon  ami et ancien guide en forêt,  Marco, accroupi, son beau-frère, Nico, un jeune allemand qui végétait à Pantoja et moi. Un sacré cadeau qu’ils ont fait de m’accompagner.

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Encore 5 heures de navigation pour arriver à Iquitos. Le rio Napo est de plus en plus navigable même en période de basses eaux. Il fait plus de un kilomètre de largeur en moyenne. Quant à la profondeur, elle dépend. Dites-vous que les plus puissants fleuves d’Europe (Rhin, Danube) ne sont que des enfants à côté de lui. Et le courant est impressionnant (5 mètres en 12 secondes en surface et nous sommes en saison sèche! ).

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Quelques rares barges aurifères aspirantes se sont installées sur le Rio Napo.

Question : Mais que cherchent-elles ?

dimanche 26 novembre

Iquitos, enfin !!!!!

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Son port fluvial, montant et descendant en fonction de la hauteur des eaux de l’Amazone. Ici, nous sommes en basses eaux, il pleut peu. En fait, il y a plusieurs kilomètres d’embarcadères tout le long de l’Amazone.

Iquitos n’est qu’à 120 mètres d’altitude et il reste aux eaux de l’Amazone 3200 km à parcourir pour rejoindre celles de l’Océan Atlantique.

Question : Alors, encore une fois, quelle est la pente moyenne de l’Amazone?

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Iquitos, c’est aussi son quartier des bords d’Amazone, le Malecon, perché sur une berge haute pour ne jamais être noyé sous ses eaux . Ce quartier vit (du verbe voir), au début du siècle dernier, se construire toute série de magnifiques demeures, la plupart du temps aux murs recouverts d’azuleros venant du Portugal, de tuiles vernissées espagnoles et de magnifiques balcons en fer forgé.

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Mais le clou de cette époque fut la casa de Fierro (la maison de fer). Achetée en France, démontée boulons par boulons puis remontée à Iquitos. Cette maison, construite par  Gustave Eiffel, celui de la tour, ne fut en fait jamais habitée tant il faisait très chaud dedans. Le fer étant un très bon conducteur de chaleur. C’était la grande époque du caoutchouc amazonien où de grandes fortunes se sont construisirent en quelques années (sur le dos des indiens de la forêt, en quasi esclavage, se saignant en allant saigner les hévéas pour en soutirer la sève).  Elle débuta vers 1880 pour brutalement se terminer par l’effondrement du caoutchouc amazonien en 1912.

question : Pourquoi ce brusque effondrement ?

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Dans les parties basses d’Iquitos, les plus pauvres, les maisons sont construites sur pilotis, toutes à la même hauteur, comme vous pouvez l’observer.

Question : à votre avis, est-ce que les enfants de Bélem, le nom de ce bidonville, peuvent jouer au foot-ball toute l’année? Pourquoi ?

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Pour les amateurs, non pas les épicuriens de la cuisine,mais ceux de gros Cichlidés amazoniens, il est très facile de trouver de beaux Cichla (tucumare) ou des Astronotus prêts à être cuits sur braises de « carbon végétal ».

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Pour qui veut s’adonner à la cuisine exotique,voici quelques brochettes de larves de coléoptères vivant dans des palmiers, très bon parait-il, au goût de champignon. J’ai préféré le crocodile, toujours aussi bon, non, bien meilleur.

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Mais on ne peut quitter Iquitos sans parler de ces tricycles à moteur qui seraient plus de 45 000 pour moins de 1000 voitures.

Ni de ces petits zoos plus ou moins écologiques, de la rivière Nanay, protecteurs de la nature et des animaux qu’ils recueillent .

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Celui-ci offre la particularité d’être perché sur pilotis. Les cages sont reliées entre elles par un long couloir, tout cela à 4 mètres de hauteur environ.  Question : Qu’ai-je entre les bras ?

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Et voici tout ce qui est petit : le plus petit singe du monde et des fourmis qui se suivaient par milliers dans une longue procession de bouts de feuilles coupées.  Question : Mais que font-elles et qui sont-elles ?

mercredi 29 novembre  Puerto Maldonado

baase 10.JPGrio  Tambopata

La selva encore, Puerto Maldonado,  à la confluence du rio Madré de Dios et du rio Tambopata. Le rio Madré de Dios est célèbre par son baron du caoutchouc qui fit venir d’Iquitos, en plene forêt, un cargo de l’Amazone pour transporter son caoutchouc jusqu’à Manaus par le rio Madeira. Il était autrichien et s’appelait Fitzgerald (et le film de son histoire Fitzgeraldo). Une folie absolue.

question : Au fait, que veut dire confluence ?

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Maintenant le rio Madré de Dios est franchi par le plus grand pont d’Amérique du Sud. C’est la fameuse route trans-océanique.

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Une ville doit toujours être visitée par son marché. Que dire du sourire de ces couturières ?

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Dès qu’il y a de l’eau, je ne peux m’empêcher d’y regarder. Belle lagune, dortoir à des milliers de couples de perroquets, dont les eaux fourmillent de ces petits piranhas jaunes dont la taille n’excède pas 12 cm. Mais qui sont-ils ?  leur nom scientifique est Serrasalmus nigritens.

Samedi 2 décembre

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Je pars pour la selva et l’entrée du parc national du haut rio Tambopata. Pour y voir des animaux et… Vous verrez plus tard.

En voici un large échantillon :

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Son nom indien est capybara. Question : mais de quels animaux est-il proche ?

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Question : Regardez bien qui sont ces animaux ?

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Deux insectes imposants : un phasme de grande taille. Et qui saute vraiment, comme une sauterelle. En parlant de sauterelle, celle que vous voyez est plus grande que mon plus grand doigt et ses ailes déployées sont d’un magnifique rose.

Mais, mais, mais, ………………………..

le clou du spectacle arrive, à condition de se lever très tôt. Ce spectacle aux plumes multicolores commence vers 6 heures et se termine à 9 heures.

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Une falaise sur laquelle des centaines de aras (araucana, macao et chloroptera) et autant d’Amazonas (A. farinosa et ochrocephala et Pionus menstruus), viennent manger des boulettes d’argile.

Question : Mais voilà, pourquoi ?

Mardi 5 décembre

Cette nuit, je pars pour Cuzco en bus …. de nuit.

Mais avant, allons à la pêche, en un lieu que s’appelle Darwin, et je ne l’ai pas inventé. Histoire de taxi, le chauffeur me dit, plus loin, ma famille a une ferme et un ruisseau coule au pied de la maison.

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Et voici le ruisseau. Voyez vous l’arme absolue contre les tout petits poissons qui se cachent dans la boue et les déchets organiques. Le tamis maison en fer à béton. Embêtant pour ces poissons qui se croyaient protégés dans si peu d’eau.

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Un Rivulus,  un Apistogramma

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un  Copeina (peut-être) et un Rinelicaria (encore peut-être).  La journée fut faste.

Mercredi 6 décembre

Cusco, le centre de l’empire Inca avant que les espagnols ne viennent le détruite. En quelle année déjà ? Bonne question, à vous de trouver.

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Les Incas ne connaissaient pas le ciment mais savaient parfaitement ajuster de monstrueux blocs de pierre. Les espagnols ont simplement construit par dessus. Un palais inca est ainsi devenu église.

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Cusco, la ville basse, est à 3400 mètres d’altitude. Et il faut quelques jours avant de s’habituer à la raréfaction de ….. Mais de quoi déjà ? Petite question. 

Je peut vous assurer que le « mal des montagnes » coupe les jambes et donne mal à la tête. Il faut dire que je viens de 170 mètres d’altitude. L’Amazonie est basse.

Demain, le Machu Picchu.

Vendredi 8 décembre

Le Machu Picchu

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Une des sept merveilles actuelles du monde. Mais, croyez-moi, elle le mérite. Tout comme elle mérite les dizaines de kilomètres  et milliers de marches pour le mériter.

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On vient de fêter les cent ans de sa découverte par les européens. Mais cette redécouverte repose entièrement la notion de conquête de l’Amérique comme on nous la fait savoir. question : Alors pourquoi une cité aussi extraordinaire a-t-elle disparu durant trois siècles ? Ceci est la question et c’est un joli exposé sur la résistance Inca à l’invasion espagnole.

Les Incas ne connaissaient ni la roue ni le cheval. Ils portaient tout à dos d’homme et adoraient les escaliers. Il n’y en a que 1700 pour arriver à l’entrée du site. Et tout autant à l’intérieur. C’est bon pour  les mollets. Question : Mais quand est-il arrivé en Amérique, le cheval ?

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Comme animal pouvant porter des charges, ils ne connaissaient que le……

 

Question : Quel est son nom et dans quel Tintin le trouve-t-on crachant ?

Lundi 11 décembre

Nazca, enfin, et ses lignes, pas de la mains mais tracées il y a plusieurs centaines, voire milliers d’années, dans le désert, en déplaçant simplement les pierres sur une dizaine de centimètres de profondeurs (en fait entre 10 et 30 cm). La culture Nazca est datée de 1000 ans avant J.C. à 900 ans après.  Au fait, ces lignes ne peuvent se voir que du ciel et ne se déforment pas en fonction du dénivelé du terrain.

Question : l’avion dans lequel j’étais se trouvait à 1250 pieds au dessus du sol en moyenne. Que cela donne-t-il en mètres ?

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Deux des nombreuses figures animales qui parsèment les 500 KM2 du territoire de la culture Nazca : le condor et l’araignée (respectivement 136 et 46 mètres). Et si tout cela a pu être conservé, c’est pour trois raisons : il n’y a que peu de sable, peu de vent mais surtout parce qu’il pleut très peu, moins de 30 mm par an et qu’il y fait chaud (donc très forte évaporation).

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Voici 3 dessins et un camion. Voici 3 dessins, le crocodile, l’arbre et les mains. Un camion de grande taille est là pour en donner l’échelle. Question : cherchez quelle peut être la taille du camion (à peu près comme en France) et trouvez celle de chacune des figures.

Un peu de poissons en plein désert maintenant. Les Nascas avaient organisé tout un système de récupération de l’eau. En particulier cette source qui existe depuis plus de 2000 ans.

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Et dans ce réservoir, qui a-t-il ? Des poissons, à foison. Je n’avais rien pour pêcher mais j’y mis l’appareil photo.

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On peut voir clairement (mais floue une femelle vivipare) et un banc de Cyprinidés. Le guide parla de tilapias, peut-être y-a-il des Cichlidés (sûrement pas des tilapias) mais je ne les ai pas vu.

Ce soir, je pars pour Iquique. Une nuit en bus ne fait de mal à personne.

Mercredi 13 décembre

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Iquique, la ville la plus sèche du monde  est surtout connue pour son immense dune qui la domine. C’est aussi la grande ville la plus sèche du monde. Voici les précipitations de l’année dernière : 5 mm en janvier, 7 mm en février, 3 mm en juillet.

Comparez avec la précipitation annuelle de l’année dernière dans votre commune. En sachant qu’il fait ici très chaud et que l’évaporation est quasi immédiate.

Autre question : Pourquoi ne pleut-il jamais ?

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La richesse de cette ville vient de la fin du XIXème siècle et de ce désert d’Atacama.

question : Quelle est cette richesse ?

Pour vous aider, c’est une histoire d’oiseaux. Et d’autres richesses enfouies dans la terre.

Jeudi 14 décembre

Voyage en bus, à travers un désert. Mais, là, un vrai désert. Rien, rien, même pas un oiseau, pas une maison, des bus et de gros camions. Sur une grande route asphaltée en parfait état. Mais alors pourquoi cette grande et belle route plus de deux cents kilomètres ? Pour arriver dans un grande ville, Calama, plus de 150 000 habitants en plein désert. Grande ville absolument sans intérêt, dangereuse même. Question : Alors, pourquoi une telle ville dans le désert absolu (il y pleut encore moins qu’à Iquique) ?

Pour vous aider, pensez « mine ».

Vendredi 15 Décembre

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San Pedro de Atacama, oasis  en plein désert. Vrai oasis, avec rivière, à sec, et sources d’eau. Eau en grande partie pompée pour alimenter Calama, à 120 km de là. C’est là que vivaient les indiens Atacama qui furent joyeusement massacrés par les espagnols au XVIème siècle, lors de leur deuxième expédition à travers le désert. A la première, on avait juste oublié de leur dire qu’il n’y avait pas d’eau et ils sont tous morts de soif.

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C’est aussi là que l’on peut voir la vallée de la Lune, en bus ou à vélo. Des flamants et autres choses mais, malheureusement, c’était jours d’élection et de nombreuses réserves étaient fermées. Et les tours annulés. C’est comme ça….

Lundi 18 décembre

Salta, nord de l’Argentine,étrange, je me retrouve plutôt en Espagne, à Léon par exemple, assis sur le salta basse (1).JPGmême banc que Gaudi regardant une de ses nombreuses et délirantes œuvres architecturales. Ici,  le vieil  homme qui m’autorise à poser le coude, non sur le zinc, mais sur le bronze de son épaule, a pour nom Gustavo Leguizamon.

Mais qui est-ce ? Voici la question.

Écoutez, écoutez-bien. Et trouvez où chercher.

Autre question, qu’est-ce que le bronze ?

Mardi 19 décembre

Santa Cruz de la Sierra. Passage obligé. Grande ville sans aucun intérêt.

Mercredi 20 et jeudi 21 décembre

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L’intérieur remarquable de blancheur de l’église de San Javier.

 

Les villages des Missions jésuites du XVIIIème siècle. Deux seulement, il y en a une dizaine.  Cela fait un peu étrange de trouver de tels chefs d’œuvre en bois sculpté et peint. Les originaux ayant été bâtis lors de l’épopée jésuite. Mais les indiens étaient trop respectés et les deux rois, ceux d’Espagne et du Portugal, associés au pape, en chassèrent les jésuites pour reprendre la main sur la population indienne et la rendre servile.

Question : Trouvez sur la carte San Javier et Conception, c’est environ à 300 km au Nord Est de Santa Cruz.

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L’église et les rues des Conception. Petite ville absolument charmante avec ses maisons au toit en tuile ronde et non en tôle, ses avancées évitant de se mouiller lorsqu’il pleut. Et un dicton de là_bas que je viens d’inventer dit :  » Lorsqu’il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir. »

Seconde question : Que veut dire le mot servile ?

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Un peu de pêche. Il me fallait bien essayer de tamiser les petits rus du coin, nous sommes dans la partie haute du bassin du Rio Madeira. Je trouve un moto taxi et nous voilà partis  vers quelques trous d’eau fort occupés d’ailleurs, les lavandières y frottant leur linge. Tant pis ….Et pourtant…… Un couple d’Ancistrus et un tout petit Crenicichla (certainement d’une petite espèce). Pas si mal pour 10 minutes de pêche.

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dimanche 24 décembre

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Florence est arrivée de Paris et nous décollons pour Sucre. Pour le salar d’Uyuni. Mais….

 

Lundi 25 décembre

Sucre, le jour de Noël. Nous n’irons pas à Uyuni (4000 mètres). Gros mal d’altitude. Il faut que je reste pour stabiliser, on verra demain.

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Petit manège à main. C’est le jeune indien à casquette qui fait tourner son manège. Au fait, en Bolivie, les enfants ont le droit de travailler (surtout dans les champs et les mines) à partir de 10 ans.

C’est la fête dans le parc Simon Bolivar.  question : Mais qui est Simon Bolivar qui donna son nom à la Bolivie ? Et rappelez-vous de Sucre qui donna son nom à cette ville.

Mardi 26 décembre

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Le marché, le cœur des villes, il était fermé hier, normal.

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Morceaux de sucre de canne non traités. Vous l’avez compris, ce n’est pas pour cela que la ville porte ce nom.

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Des tomates, du maïs et des pommes de terres déshydratées par le froid. Question : Mais alors pourquoi ces 3 légumes ensemble ?

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Jeudi 28 Décembre

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Tupiza, même altitude que Sucre, ça devrait aller. Même si ce n’est pas le salar d’Uyuni, c’est déjà le désert et sa horde de cactus. Petite ville sans orgueil architectural mais au passé de ville minière. Sinon, pourquoi construire une ville dans ce désert ? Il y avait de l’or et de l’argent, moins qu’à Potosi mais suffisamment pour y installer un far-west en Bolivie. tupiza basse (6).JPG

D’ailleurs, en parlant de far-west, deux célèbres pilleurs de banques américains sont morts à côté de Tupiza en 1908. Question, Qui sont-ils ?

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Ils sont grands, ces cactus à côté de Florence qui est venue me rejoindre durant les vacances de noël. Au fait, vous vous geliez, nous, on avait très chaud et les coups de soleil sont vite apparus.

 

 

Samedi 30  décembre

Tajira, passage obligé, mon neveu se marie aujourd’hui.

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Il n’y a pas qu’à Cuba que l’on conserve précieusement les vieilles américaines.

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La grande attraction de Tajira, la villa Dorada, contruite à la fin du XIXème siècle pour une famille qui possédait une bonne partie de la ville. A l’époque, elle était recouverte de de feuilles d’or et d’argent. Maintenant, je suppose que non.

Comme il y avait une retenue d’eau, je n’ai pas pu m’empêcher d’y plonger mon tamis à poissons.tajira (4).JPG tajira (3).JPG

Pas grand chose, quelques alevins de Cichlidés un un Moenkhausia, c’est tout. Mais….tajira (5).JPG tajira (6).JPG

Je n’ai pu m’empêcher de manger quelques crustacés d’eau douce, appelés cancrelas dans les restaurant (crabes en espagnol). Mais ce ne sont pas des crabes, plutôt  des écrevisses. Question : Pourquoi n’est-ce pas des crabes et est-ce des écrevisses ?

Au fait, on mange tout, carapace et pinces comprises. Agréable, un peu dur sous la dent tout de même.

Lundi 1er janvier

(et le 3, et le 4)

lapaz basse (6).JPGLa Paz, la capitale la plus haute du monde (3400 mètres) mais ce n’est pas la ville  de plus de un million d’habitants la plus haute du monde, c’est El Alto, sa banlieue haute, qui la domine et détient ce record avec presque 4100 mètres d’altitude. Ses 1500000 habitants, en grande majorité d’indiens, en sont les nombreux détenteurs. el alto basse (1).JPGel alto basse (2).JPG

Et son aéroport (en fait celui de La Paz) est le plus haut aéroport international du monde. Donc le plus long car la portée de l’air est plus faible qu’au niveau de la mer (question : pourquoi ?).

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Et ces vieux bus américains remontent poussivement, en crachant une noire fumée, cette interminable pente pour ramener les habitants d’Alto chez eux après une journée de travail. (en haut El Alto, en bas le La Paz colonial).

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Une drôle station de ski que La Paz, il n’y neige jamais. 7 lignes de téléphériques permettent maintenant aux la paztéléphérique (1).JPGhabitants de rejoindre El Alto sans passer par qui sont ces bus si polluants. En dix minutes, ils sont sur les hauteurs.

question 1 : sachant que la moyenne de passagers est de 4 (maximum 8)  par cabine, que les cabines se suivent à 12 secondes d’intervalle et que le téléphérique orange fonctionne  de 6 à 22 heures, combien de passagers transporte-t-il par jour ? (sens de la montée)

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question 2 : sachant qu’il monte en moyenne 25 passagers par bus cacochyme (toussant et crachotant tout noir), combien le téléphérique orange évite-t-il de montées si polluantes ?

Mardi 2 janvier

lac  titicaca basse (5).JPGLe lac Titicaca, enfin, côté bolivien. Donc, nous ne verrons pas les îles flottantes qui sont côté péruvien.

Question : Sachant que ce cher lac (presque une mer intérieure avec 8400 km2) se perche 3810 mètres au-dessus du niveau de la mer, cherchez si un autre lac de très grande taille (plus de 5000 km2) a décidé de se dorer plus haut encore au soleil.

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Question : Avec quoi les indiens Uros font-ils les fameuses îles flottantes et leurs embarcations ?

 

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Les ânes ont, depuis l’arrivée des espagnols, remplacé le lama comme animal de bât. Et les mouettes se sont installées comme si elles avaient leurs pieds palmés dans l’eau de mer.

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Mais, pour arriver à l’île du Soleil, il fallait passer par un bac, somme toute, très rustique. Et c’est un petit moteur de hors-bord qui entraine cette masse de bois.

Samedi 6 janvier

aréquipa basse (1).JPGAréquipa, la grande ville du sud et son centre coloniale inscrit au patrimoine culturel mondial.

 

Question :  mais quel est l’organisme mondial qui délivre ce titre ? Où se trouve cet organisme ? Et que signifie son acronyme ?

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Dans toute ville coloniale, il existe un place centrale qui, normalement se nomme « plaza  de arma ». Sa cathédrale (ci-dessus) s’y trouve aussi.

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Place au marché maintenant, et à son rayon pommes de terre. Il paraît qu’il y en aurait 4000 variétés au Pérou (et pas d’erreurs dans les zéros). Question : Au fait, qui aurait introduit en France ces fameuses pommes de terre ? Et quand ?

 

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Je ne pouvais quitter ce marché sans vous montrer cette abondance de chapeaux. Et sa jolie chapelière. Question : mais que serait donc le climat de cette ville pour que l’on y vende tant de chapeaux ?

 

 

Dimanche 7 janvier

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Le canyon de Colca, le deuxième le plus profond du monde (3400 mètres). Mais ne cherchez pas trop loin le premier, c’est la vallée d’à côté. Mais on ne s’en rend pas vraiment compte tant la vallée est large. Impressionnant tout de même.

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C’est le canyon des condors. Mais je n’ai vu que deux adultes de très loin. Et un jeune de très près (moins de 20 mètres), il était perché sur une très vieille carcasse de vache.

C’est aussi une vallée très piquante, pleine de cactus. Mais peu d’espèces à voir (4 ou 5 seulement).

Et quelques originalités, comme ces nids.

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Parfaitement protégés. Cet oiseau est serein pour sa descendance.

Mais aller à Colca est aussi très intéressant par sa route.  Qui permet d’observer 3 des 4 espèces de camélidés du nouveau monde, à savoir la vigogne (sauvage), le lama (domestique et porteur de charges) et l’alpaca (domestique lui aussi, élevé pour sa laine et sa viande).

colca  basse (1).JPG Vigogne

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Alpaca et lama.

Question, pour vous mettre la pression. Regardez ces 3 photos.

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Je suis en haut du  col qui mène à Colca (4910 mètres, c’est écrit) et je remplis cette bouteille d’air en fermant fortement le bouchon. Je redescends à Aréquipa (2335 mètres d’altitude) et  voilà la bouteille toute écrasée. J’ouvre le bouchon et elle reprend sa forme.

Pourquoi la bouteille s’est-t-elle écrasée puis a repris sa forme ?

Mercredi 10 janvier

Lima, la capitale du Pérou. Bof !

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Une grande mégalopole (plus de 11 millions d’habitants)  sans grand intérêt, si ce ‘est de changer de bus qui pousse comme un cancer le long de la côte pacifique désertique, entre cette palima basse (1).JPGrtie de l’océan Pacifique si riche en poissons et les premiers escarpements andins qui ne reçoivent de l’eau que si peu de jours par an.

Banlieue nord à deux heures du centre. Il y a la même chose au sud.

Question : Savez-vous pourquoi il ne pleut jamais sur cette côte ? Et pourquoi elle est si poissonneuse ? En fait, c’est la même cause aux effets divergents : rien sur la terre (pas de pluie) et beaucoup dans la mer.

Pour vous aider, c’est une histoire de courant.

Jeudi 11 janvier

Direction Chachapoyas, au nord du Pérou. Seconde nuit en bus. En fait, cela en fera trois, c’est l’histoire du jour.

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La route est belle, après le désert, le grenier à riz du Pérou. Du sec à l’humide donc. Mais qui va nous jouer des tours, à sa façon.

bouchon basse (3).JPGEt voilà, le tour est joué. Immense blocage de bus, de camions et de quelques voitures. Un pan de montagne est tombé sur la route. En fait, une poche argileuse qui s’est changé en boue et a coupé la route en deux endroits d’ailleurs. Mais nous ne l’apprîmes que tard dans la nuit. Comme cette montagne n’est faite P1133611.JPGque l’argile compressée et de galets (certains de la taille d’un camion), lorsqu’elle se gorge d’eau, il lui arrive de déverser des milliers de litres de boue, et des rochers associés, sur la route.

 

 

 

 

 

 

Il n’y a plus qu’à attendre. Nous au moins, nous pouvons dormir, le bus est là pour ça. Petit regard le long des rochers et plein de cactus à photographier.

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Sans conviction : Cereus et Echinocactus

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Un autre Cereus (ou assimilé) et un Opuntia.

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Quant à ce dernier, je ne me hasarderai pas à lui donner un nom. Notez bien que ces 5 espèces vivent dans une zone de rizière (donc humide) mais dans les anfractuosités des rochers.

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Dormons donc, nous avons un lit.  En fait, nous sommes arrivés à Chachapoyas à 6 heures du matin au lieu de 14 heures la veille. C’est la vie du voyage.

 

Vendredi 12 janvier

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Chachapoyas, enfin. Trouver un hôtel rapidement et chercher à aller à Kuelap, le Machu Pichu du nord du Pérou. Cela m’aura économisé une nuit d’hôtel.

 

Le temps de prendre une douche et direction ces fameuses ruines. Les indiens Chachapoyas ayant résisté plus de 50 ans dans cette forteresse kuelap basse (2).JPGperdue dans les nuages (3200 mètres) aux attaques des incas. Ils se sont d’ailleurs immédiatement alliés aux conquistadors espagnols contre leurs ennemis de toujours.

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Il aurait fallu déplacer plus de roches que pour la plus grande pyramide égyptienne. Notez que la construction dura un millier d’années (de 500 à 1500).

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A la différence des incas qui faisaient des maisons carrées,  les chachapoyas les faisaient rondes.

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Placée à la confluence de deux vallées très encaissées, les sources du Rio Maranon qui, avec le Rio Misahualli, forment l’Amazone, cette ville forteresse était presque inexpugnable. Notez que les        sources du Rio Misahualli se trouve au pied du Machu Pichu.

kuelap basse (7).JPGIl est tellement difficile d’y arriver que fut construit un téléphérique de 4 km enjambant l’une des deux vallées pour essayer de développer le tourisme dans ce nord andin du Pérou un peu oublié, justement, des touristes. Il faut dire que ce n’est pas si facile que cela d’y aller puis de repartir sans prendre le même chemin.

 

Samedi 13 janvier

Direction l’Equateur sans passer par la côte et reprendre le même chemin. Il y a bien une solution mais….. Un poco complicado…. Passer par la montagne.

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Un premier mini-bus jusqu’à Baga Grande, un deuxième jusqu’à Jaen, un troisième enfin jusqu’à San Ignacio puis, il y a un puis bien sûr, un taxi jusqu’au pont frontière de Salta. Il faut passer avant 17 heures 30, après c’est fermé. Première partie réussie.

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Puis,  passer le pont, faire tamponner le passeport et prendre le bus de 17 heures 30.

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Vieux souvenirs que ces camions bus en bois. Je ne pensais plus les revoir. Alors monter dedans, c’est revenir 25 ans en arrière. 2 heures de tape-cul par une piste bleue en terre. Et deux vallées plus tard, Samba, la ville du Sud et un bus jusqu’à Loja, la grande ville. Puis un autre bus et Cuenca, enfin. Parti à 8 heures, me voilà à destination à midi le lendemain. Un peu fatigué, quoique … J’ai bien dû dormir, heu, 5 à 6 heures par tranches d’une heure. Et dire que l’on m’avais prédit 2 jours de voyage.

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Ça monte, on ne dirait pas mais ….

J’ai donc passé les deux plus petites frontières entre le Pérou et l’Equateur. Celle du Rio Napo, la plus petite, et celle-ci, la frontière terrestre la moins utilisée.

Dimanche 14 janvier

cuenca basse (4).JPGCuenca, la plus espagnole des villes équatorienne. Elle se nomme ainsi car son fondateur, Andrès de Mandoza, était né à Cuenca, mais en Espagne. Cette grande ville vit le jour le 12 avril 1557. Question : quel âge a-t-elle ?

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Sa cathédrale et les vendeuses de glace de son porche, ses maisons coloniales et ses petites … jaunes et roses. Mais qu’est-ce ?

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Lundi 15 janvier

ingapirca basse (1).JPGDirection Incapirca, le cite près-hispanique le plus important d’Equateur, A 85 km au nord de Cuenca. Perché à 3250 mètres d’altitude, cette ville Canari (du nom du groupe fondateur) fut d’abord envahi par les Incas qui furent eux-mêmes défaits par les espagnol. Remarquez que la technique de construction est proche de celle des incas (les pierres sont parfaitement taillées et tiennent l’aide d’aucun liant).ingapirca basse (2).JPG

 

 

 

 

 

 

Mardi 16 janvier

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Encore un terminal de bus, c’est le moyen de locomotion le plus simple, voire le seul, pour se déplacer. Et un restaurant de terminal de bus.

Riobamba et le Chimborazo.

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Le Chimborazo à découvert (j’ai pris en photo une photo encadrée, on voit d’ailleurs mon reflet)  et comme je l’ai vu, quelque peu caché par les nuages, nous sommes maintenant au début de la saison des pluies.

 

Voici le plus haut volcan d’Equateur, les équatoriens sont très fiers de posséder le point le plus éloigné du centre de la Terre (ou encore le plus proche du Soleil). Il battrait l’Everest de quelques mètres. Question : Mais alors pourquoi un volcan de 6310 mètres battrait l’Everest qui culmine à plus de 8000 mètres ?

Mercredi 17 janvier

Banos, encore. L’éternel retour. Ville aimant très touristique, porte vers l’Orienté et sa forêt. Je vais encore essayer d’y fouler son tapis  banos 2 basse (1).JPGhumide, de feuilles et d’humus. Mais avant, petit tour le long du Rio Pastaza, que je voudrais voir, justement, dans cette fameuse forêt.

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Tumultueusement, les cascades s’enchainent, toutes plus sauvages les unes que les autres. Il faut dire qu’il y pleut plus de 5 mètres d’eau par an. Amusez-vous à comparer cela avec ce qu’il tombe chez vous.

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Là, avec cette quantité d’eau et cette perpétuelle moiteur, nous nous trouvons dans la forêt d’altitude. Ou forêt des nuages tant la brume est présente. Ou encore forêt aux fougères arborescentes. Fougères géantes que l’on ne retrouve nul part ailleurs dans le monde qu’en ce type de configuration. j’en avais vu en Malaisie, en Indonésie et aux Philippines, dans des zones aux mêmes conditions climatiques (montagnes basses, pluviométrie très forte et chaleur moite).

 banos 2 basse (3).JPG  banos 2 basse (4).JPG

Belle fougère et belle route sous ruissellement.

Vendredi 19 janvier

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Puyo, la ville où il pleut le plus en Equateur. Puyo veut dire « le nuage » en langue quichua. C’est tout dire, et ils ont l’habitude de la pluie par ici.

Petite recherche : Amusez-vous à chercher les cinq endroits du monde où il pleut  le plus. Où l’endroit le plus arrosé de chaque continent.

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En haut, bromeliacée et hélicornes, au-dessous orchidées.

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C’est aussi une ville où les jardins botaniques ont fleuri, sur des restes agricoles. En fait, deux groupes de passionnés ont acheté, il y a 30 à 40 ans de cela, deux terrains agricoles (l’un était une prairie, l’autre un champ de cannes à sucre) et l’ont laissé redevenir forêt, en l’aidant quand même fortement.  Et fleurs basse (5).JPGque de fleurs sont apparues, pour qui veut les chercher dans ces deux petites forêts.

fleurs basse (6).JPGMais le plus étonnant ……………

micro orchidées basses (1).JPG micro orchidées basses (4).JPG micro orchidées basses (10).JPG micro orchidées basses (6).JPG micro orchidées basses (5).JPG micro orchidées basses (7).JPG micro orchidées basses (2).JPG micro orchidées basses (3).JPG

micro orchidées basses (9).JPG micro orchidées basses (8).JPG

…….Ce sont sont nombreuses micro orchidées.

Du 21 au 23 janvier

hamac basse.JPGDepuis Dimanche (le 21), je suis revenu chez Antonio à Puerto Napo. Les pieds en éventail dans le hamac. Je vais préparer un sauté de porc à la provençale.

……Et maintenant place aux tortues……

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Depuis quinze ans; Antonio essaie, seul, de reproduire et de réintroduire les tourtues aquatiques amazoniennes dans leur milieu naturel.

Au début, il a récupéré (plutôt sauvé) quelques tortues qui auraient, sinon, terminées au court-bouillon, les indiens, surtout les quichuas, tortuesb.JPGadorent leur chair (notez bien qu’en fait, ils adorent tout ce qui se mange). Elles se reproduisent maintenant et il y a plus de 200 tortues de différentes tailles dans trois bassins.

tortue basse (5).JPGSans l’aide de personne, Antonio les élève et en réintroduit une trentaine par an dans la nature, toujours en territoire Hoahorani qui ne les mangent pas, eux. Quant aux tortues, elles sont nourries de fruits (surtout de bananes)  et de granulés pour poissons d’élevage).

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Voici les deux plus grosses tortues, deux sont deux Podocnemis expansa (la plus grande des deux espèces). Celle de gauche pèse plus de 60 kg, elle est seule car très agressive  (c’est une sous espèce de lagunes), celle de droite, à la carapace plus plate, est une sous-espèce des rivières.

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En haut, deux Podocnemis unifilis à la variation de coloration. A gauche, la tête d’une P. expansa. (toutes trois nées ici)

 

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Chez Antonio, il y a d’autres animaux : poules, canards, chats, chiens, 4 perroquets verts, un ara et …. une tortue terrestre d’Amazonie.

 

24 et 25 janvier,

Quito, la fin donc

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Un téléphérique permet de monter à 4000 mètres, donc bien au-dessus de Quito. J’ai ainsi pu voir quelques minutes ce cher Cotopaxi, au brumeux caractère, sortant son nez des brumes matinales. C’est l’un des plus hauts volcans du monde encore en activité (5897 mètres).      Question : A quand remonte sa dernière grande irruption ?

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La Mitad del Mundo (le milieu du monde donc). Bel exploit mathématique que fut celui de la mission  géodésique française dirigée par le Français La Contamine de tracer la ligne de l’équateur avec une erreur de seulement 230 mètres. Les satellites et leurs GPS, dont la précision est de l’ordre du mètre, l’ont placée un peu plus au nord. Pensez seulement que cet exploit fut réalisé entre 1736 et 1739. Pensez aussi que 3 siècles plus tôt, on croyait que la Terre était plate. Certains ont été torturés à vouloir dire le contraire.Et dire que l’Antiquité savait que notre planète était ronde. Mais ce savoir fut perdu presque 10 siècles durant. En parlant dernier jour basse (2).JPGde rodondité terrestre, le premier européen à avoir voulu mesurer la circonférence terrestre fut un grec, Eratosthène, en 276 avant J.C..

Question : j’ai un pied de chaque côté de la fameuse ligne équatoriale de La Contamine et  c’est le matin. Quel pied est dans l’hémisphère sud, et quel pied dans l’hémisphère nord ?

Petite aide en forme de devinette : c’est de l’ombre que vient la lumière.

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Voici le fond d’un ancien volcan. Fond habité par une petite communauté paysanne. Il faut dire que les terres volcaniques sont riches, c’est-à-dire que la production agricole y est très importante. Question : Comment se nomme cette partie d’un ancien volcan ?

C’est la dernière séance, c’est aussi la dernière question. Je m’envole demain vers ce froid pays qu’est la France.

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